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Autres sans visage

Concept
Cette œuvre s'articule autour de têtes sculpturales agrandies, représentant des stéréotypes raciaux plutôt que des individus. Par la répétition et le jeu des échelles, elle illustre comment le racisme réduit les personnes à des catégories simplistes. Installées dans une structure métallique, les têtes sont disposées de manière à suggérer à la fois le fait d'être observé et le fait de s'observer mutuellement, créant ainsi un réseau de surveillance réciproque. Un bourdonnement mécanique continu, semblable à une voix forcée, instaure une tension et un malaise, évoquant la pression d'être vu, catégorisé et confiné. L'œuvre construit un environnement dense et oppressant qui met en avant l'expérience de la marginalisation.

Recherche / Processus

Première partie

Cette partie de l’œuvre s’interroge sur la manière dont le « visage » éthique de l’Autre, tel que proposé par Levinas, se réduit à une surface de projection – transformé d’un lieu de rencontre en une image fixe et catégorisée.

Une sculpture réalisée en carton, en mousse expansive et en papier (ratée) .

La sculpture 3D a été divisée en sections, et des expériences ont été menées avec du tissu pour construire le modèle.

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Découpe du tissu.

Assemblage du tissu et test du modèle.

Test du modèle final.

Après avoir établi l'idée de simplifier et d'agrandir la figure humaine en formes racialisées, l'artiste s'est inspirée de la conception des médias de Marshall McLuhan pour déterminer son approche matérielle. Des souffleurs d'air ont été utilisés pour animer des structures textiles, permettant ainsi au matériau lui-même de façonner l'expérience sensorielle de l'œuvre. Le bruit inhérent aux souffleurs crée une atmosphère chaotique et dense, tandis que les formes gonflées, semblables à des ballons, génèrent un son agité et superposé, faisant écho à la fois au bruit de la ville et à la densité des corps.

Deuxième partie

Croquis conceptuel d'une structure métallique.

Cette section évoque la congestion et le bruit, où des têtes et des yeux hypertrophiés forment un champ visuel écrasant. Elle reflète la lutte pour la survie d'individus marginalisés au sein d'un espace dense et surpeuplé, où les identités individuelles sont réduites à des stéréotypes. Enfermées dans une large structure métallique et une membrane transparente en PVA, les têtes comprimées suggèrent pression et contrôle.

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Fabrication de charpentes métalliques.

Assemblage et installation du cadre métallique.

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Assemblage et installation du cadre métallique.

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Troisième partie

Dans cette partie de l'œuvre, des visages et des yeux supplémentaires apparaissent, transformant les individus en éléments décoratifs semblables à des poignées de porte. Le rôle et le statut du portier sont réduits et simplifiés en une identité fixe. S'inspirant du concept de discipline de Foucault, l'œuvre illustre comment le contrôle s'exerce par la visibilité, où les individus sont façonnés, catégorisés et régulés au sein de systèmes d'observation.

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Modélisation.

Modélisation.

Essai.

Peinture au pistolet.

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Référence

1. Butler, J. (2004) Vie précaire : les pouvoirs du deuil et de la violence. Londres : Verso.

2. Levinas, E. (1969) Totalité et infini : un essai sur l'extériorité. Pittsburgh : Duquesne University Press.

3. Foucault, M. (1977) Surveiller et punir : Naissance de la prison. Londres : Penguin.

4. McLuhan, M. (2001) Comprendre les médias : les extensions de l'homme. Londres : Routledge.

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